
Le jury de la compétition Action Asia était présidé par Jan Kounen, entouré de Franck Vestiel, Mylène Jampanoï, Vahina Giocante et Marc Caro.

- Grand Prix Action Asia:
Heros de Guerre, réalisé par Feng Xiaogang (Chine)

- Prix de la Critique Internationale:
With a girl of black soil, réalisé par Jeon Soo-il (Corée du Sud)

Le jury de la compétition des longs-métrages était présidé par Patrice Chéreau, entouré de Jean-Hugue Anglade, Lucas Belvaux, Enki Bilal, Mélanie Doutey, Irène Jacob, William Sheller et Anne-Louise Trividic.

- Prix du Jury:
Wonderful Town (ex-aequo) , réalisé par Aditya Assarat (Thaïlande)
Flower in the pocket (ex-aequo) , réalisé par Liew Seng Tat (Malaisie)
- Grand Prix Lotus du Meilleur Film:
With a girl of black soil, réalisé par Jeon Soo-il (Corée du Sud)




Dans le cadre de l'hommage à l'acteur Kôji Yakusho, on a déouvert son dernier film "Walking my life" dans lequel il iterprête le personnage principal.
C'est un homme d'affaire dans l'immobilier qui apprend qu'il a un cancer du poumon très avancé, il lui reste moins de six mois à vivre. Il choisit de refuser un traitement et de continuer à vivre pleinement le temps qui lui reste. D'abord il ne dit rien à personne puis il confie son état à son fils, mais après un grave malaise sa femme et sa fille vont l'apprendre. Il entreprend de se libérer de ses secrets et de demander pardon, il va voir après bien des années son premier amour, son ancien pote de lycée, son frère... Pour lui ces démarche c'est comme chercher une nouvelle fois quelque chose qu'on a perdu. Mais la maladie avance...
"Walking my life" réalisé par Isaka Satoshi n'évite pas certaines situations déjà vues sur une personne qui fait le bilan au crépuscule de sa vie. Mais le film est porté Kôji Yakusho, qui montre bien ici quel grand acteur il est.


Le 10ème Festival Asiatique de Deauville a rendu hommage à l'acteur japonais Kôji Yakusho. Il a tourné dans de nombreux films qui ont connu un succès international, il figure aussi dans la plupart des films de Kiyoshi Kurosawa (dont le prochain "Tokyo Sonata").

Le Festival programme les films suivants dans lesquels Kôji Yakusho joue : "L'anguille" (1997, Palme d'or au Festival de Cannes 1997), "Eureka" (2000, en compétition au Festival de Cannes), "De l'eau tiède sous un pont rouge" (2001, en compétition au Festival de Cannes), "Babel" (2006, en compétition au Festival de Cannes et son réalisateur Alejandro Gonzales Inarritu primé), "Retribution" (2006), et en avant-première "Walking my life".


Dernier film en compétition Action Asia : "Héros de guerre", une super-production chinoise réalisée par Feng Xiaogang.
On est en 1946 et c'est la guerre, surtout vers la rivière Wen. Le capitaine Gu Zidi a la mission de tenir et défendre une position au moins jusqu'à un signal au clairon. Le signal ne sera jamais entendu. Les hommes qui étaient à un moment 47, vont passer à 24, puis 15... Ils vont tous mourrir disparus. Seul le capitaine seble s'en être tiré, mais il a été retrouvé avec un uniforme ennemi. Ces soldats seront-ils reconnus comme des héros ?
"Héros de guerre" est un titre qui résume bien le film : la première moitié c'est la guerre avec les combats sanglants, puis l'autre la période d'après-guerre plus portée sur l'héroïsme des morts. Les scènes de bataille sont extrèmement bien montrées: ça explose de partout, des membres sont arrachés... Ensuite le film prend un accent plus patriotique avec une reconaissance du devoir accompli pour son pays.
A savoir, le réalisateur Feng Xiaogang est encore peu connu ici mais ses films récents ont été d'énormes succès au box-office chinois. C'est lui qui a fait "A world without thieves" et aussi "Le banquet".

Cette année encore on découvre un film de Takashi Miike en compétition Action Asia : "Crows zero". On l'avait vu se tourner un peu vers l'abstraction avec "Big bang love, Juvenile A" (en compétition ici l'année dernière) puis explorer le western à sa façon avec "Sukiyaki western Django" (inspiré du "Django" de Sergio Corbucci)... Et cette fois quelle forme allait prendre son nouveau film ? "Crows zero" est une sorte de retour au déjanté de "Dead or alive"...
"Crows zero" signifie en fait Crows - episode 0, c'est une sorte de préquelle ou de début en film au manga Crow de Takahashi Hiroshi. Le film commence sur les chapeaux de roues (un jeune qui ne sait pas conduire une petite moto rentre tête baissée dans une ambulance avant d'être poursuivi par la police...) et va nous faire découvrir le lycée Suzuran. Quelle que soit la classe, il semble que tous les élèves soient des punks bagarreurs. Une seule chose à apprendre : prendre le contrôle du lycée, se battre pour imposer sn clan. Les différents étudiants caïds vont se taper dessus pour conquérir le pouvoir sur les autres clans, un yakuza maladroit s'en mèle... ça va être la baston générale.
Takashi Miike est toujours aussi inventif (une scène bowling humain). "Crows zero" est à la fois très drôle et complètement fou !

Autre film en compétition Action Asia : "Opapatika" qui a été présenté par son réalisateur Tanakorn Pongsuwan. On pouvait en espérer beaucoup, en matière d'action le curseur a tendance à se déplacer en Thaïlande (de plus ici un des producteurs est Prachya Pinkaew). Certes les scènes d'action sont épatantes et très nombreuses, mais l'ensemble est plutôt décevant.
Des humains sont en guerre contre d'autres devenu "Opapatika", une autre forme de vie où un pouvoir caché peut se révéler multiplié à un point surnaturel. Il y en a un, par exemple, qui développe son intuition comme sixème sens, mais il va perdre progressivement ces cinq sens (vue, odorat, etc). Car être Opapatika est en fait une malédiction. Ce qu'on ne voit pas n'existe pas moins...
Les enjeux sont pas facile à comprendre, mais comme les personnages ne meurent pas ça les fait se combattre tout le long du film. On regrette que le potentiel du film "Opapatika" n'ait pas été plus fort.


Autre film en compétition, "Exodus" réalisé par Pang Ho-Cheung (dont le film "AV" avait déjà été en compétition à Deauville en 2006). Le réalisateur a dit avoir observé que les filles passent beaucoup plus de temps aux toilettes que les hommes, et il s'est demandé pourquoi. Peut-être que c'est un endroit sans garçon idéal pour comploter à exterminer les hommes... Une idée farfelue ? Pas tant que ça car le film a pu être vu à Hong-Kong mais pas vraiment montré en Chine, où là-bas ils semblent craindre une organisation secrète de ce genre. En tous cas, il s'est dit très content que "Exodus" soit vu ici en France.

Le film commence par une première séquence muette sur de la musique de Mozart où des hommes en maillot de bain et masque de plongée tabasse un mec... une bien belle introduction dont on comprendra la signification ensuite. Un voyeur s'est fait arrêter à espionner dans les toilettes des dames, il passe devant un policier pour une audition. Ce flic et héros du film est joué par l'ami Simon Yam, une autre bonne raison de voir ce film. Le voyeur déclare être sûr qu'il y a des femmes qui complotaient pour tuer des hommes. Quand plus tard il change de version pour dire qu'en fait il est juste un pervers et qu'il nie complètement ses premières déclarations, le policier va alors commencer à croire qu'il serait possible que... C'est vrai qu'il y a de nombreux "accidents" où des hommes meurent. Le flic va alors enquêter en mettant en péril son couple et même son métier. Serait-il possible qu'il existe un syndicat de femmes tueuses?
Pang Ho-Cheung a séduit beaucoup de monde avec ce film "Exodus", en sera-t-il de même pour le jury ?
En attendant vous pouvez découvrir ses films précédents en dvd : "Men suddenly in black" et surtout "AV".